Histoire de la restauration |

Histoire de la restauration

La restauration est aussi ancienne que la création artistique, jusqu’au XVIIIème siècle, elle était réalisée en toute liberté par des artistes de renom au grès des modes et de la société.

Au XVIII ème siècle, la technique fait son apparition dans la restauration des peintures sur bois ou sur toile.

On partage les fonctions entre le rentoileur, le restaurateur et l’ébéniste. Le premier entoile ou transpose, le second nettoie et retouche la peinture. L’ébéniste « parquette » quand il s’agit de peinture sur bois.

C’est à partir de cette époque que la profession de restaurateur devient une affaire de spécialistes. (Les premières transpositions de tableaux).

Du XIX ème au début du XXéme, une éthique professionnelle dans les pratiques du restaurateur germe, une recherche du respect de l’original et de l’authenticité, dans l’emploi des matériaux, la pérennité et le devenir des œuvres.  Une technicité croissante de ce début du XXéme siècle allie à la science la restauration moderne. L’analyse scientifique apporte outre l’expertise d’une œuvre une précieuse aide au diagnostic et à la restauration.

Cette dimension scientifique et de recherche  de la profession de restaurateur va faire évoluer le niveau de connaissances au niveau  scientifique et théorique   en restructurant la formation des restaurateurs qui jusqu’alors était  transmise le plus souvent de père en fils dans les ateliers.

En 1974,  débute à l’université de Paris, une section spécifique à la formation des restaurateurs : la maîtrise des sciences et techniques, conservation restauration des œuvres d’art et archéologiques.  C’est en 1977 que date l’institut français formant en théorie et pratique à la restauration –conservation des œuvres d’art (sous le gouvernement Giscard d’Estaing à son initiative dans le cadre d’une politique d’encouragement des métiers d’art).

Cette période des années 80 est marquée des disparités de la profession du restaurateur, d’un coté des pratiques d’une restauration dite de pointe et de l’autre coté celle de l’héritage d’un artisanat. L’intrusion de la théorie et  l’émergence d’une  dimension plus scientifique avec des recettes du passé et ses secrets d’atelier.

Au fur et à mesure la disparition des ateliers de restauration artisanaux.  L’adoption collective d’une charte, création d’associations de restaurateurs indépendants.  Le dialogue et les divulgations des travaux sous forme de rapports vont faire évoluer la profession de restauration, cette coexistence apportant progressivement un niveau de compétence égal aux différents protagonistes de la restauration.



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